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La bise à ceux qui nous lisent encore ! J'en profite pour souhaiter bonne chance à Philippe et Diane qui partent en vélo avec leurs deux enfants de 3 et 6 ans pendant 15 mois ! Je leur laisse la main pour qu'ils nous racontent leurs aventures! Profitez bien et n'oubliez pas de toujours remercier votre bonne étoile durant vos pérégrinations ! Le Blog : http://diafiluaroundtheworld.over-blog.com/
A bientôt
Nous avons passé 2 mois intenses fin 2010 pour éditer le blog sous forme de livre.
Le résultat?
3 tome de 100 pages chacun avec les meilleures photos, tous les textes et des illustrations inédites.
Vous pouvez les visualiser (cliquez sur les livres)
Important : Cliquez sur plein écran et vous pourrez les feuilleter, ça se regarde bien sur un grand écran
Tome 1 : Amérique du sud - Australie - Chine
Tome 2 : Japon - Indonésie - Thaïlande - Birmanie - Cambodge
Tome 3 : Best of Tour du monde 2008 2009
Il y a la possibilité d'éditer les livres au format papier (120 euros pièces > pas très réaliste, donc j'ai un peu boosté le prix...)
Salut à tous,
J'ai retrouvé un fichier que j'avais fait suite au 4L TROPHY 2004, il s'agit des reportages audio qui passaient sur le Mouv' tous les jours pour couvrir le raid humanitaire.
C'est génial de réentendre ça, y a même de grosses influences de l'équipe EDC!!!
son 4ltrophy le mouv' > c'est un MP3...
Je rappelle qu'avec le Ben Promat on avait fait partir les 6 équipages EDC...Bon on a pas gagné le Raid, eh Alors?
La nôtre c'est celle avec le girophare.
A plus...
Les dodos
On a dormi dans 96 auberges (nuit moyenne à 11,23 euros pour 2)
- soit 2,26 jours par auberge
Autrement, on a dormi 21 nuits dans le bus, 8 nuits dans le van qu'on a loué en australie, 4 nuits dans des voitures de location,
10 nuits dans
les trains couchettes et 1 nuit dans l'avion entre Santiago du Chili et Sydney.
Les transports
En 12 mois, on a épuisé 20 guides de voyages en parcourant 40 840 kms de transports terrestre de tous types (majoritairement
en Bus, Trains, 4x4) le tout en seulement 813
petites heures (près de 34 jours complets quand même).
- soit 10,77 %
de notre vie passée dans les transports.
Le trajet moyen est de 277 kms en 6h40 et coûte 11,32
euros,
- soit 41,64 km/h de moyenne (en comparaison, l'avion va à 624 km/h de moyenne ! )
On a loué 6 voitures, un camping van, un tandem, 10 vélos et 5 scooters
On a pris 157 courses de taxis (j'ai mal au bras rien qu'en y pensant)
- soit une course moyenne de 3,72
euros!
le reste du temps nos jambes nous ont toujours amenées à bon port !
Dans les airs
On a parcouru dans les airs 45 520 kms en 15 vols
- ce qui représente la bagatelle de 24,4 tonnes de
CO2 évaporés dans la nature
On a loupé un bus (mais on est quand même parti le soir même)
On a eu deux pannes de bus sans compter les crevaisons (une boite de vitesse cramée en Bolivie et un chauffeur de minibus qui a noyé son moulin en traversant une rivière trop profonde). Notre 4x4 dans le wadi Rum en Jordanie a pété au bout de 5 km, on en a eu un autre, mais le chauffeur a réussi a l'ensabler a plusieurs reprises et a crever en réussissant l'exploit de changer le pneu sans crick, Ben je t'expliquerai sa technique d'orfevre...
On a eu plusieurs gros rhumes et quelques maux de ventre en Bolivie. Greg a
gardé un souvenir d'Inde dans son ventre. On règlera ça au retour. Nos jambes sont un peu fatiguées.
Le blog est en pleine forme grâce à votre lecture assidue de nos aventures, merci!
61 048 pages vues soit
plus de 7 clics par heure depuis notre départ le 16 avril
2008 !
&
9 247 visites soit plus d'1 visiteur par heure depuis notre départ !
Quelques liens souvenirs
Pour ceux qui souhaitent nous joindre suite à la soirée ABM "préparation tour du monde", écrivez nous à l'adresse suivante :
Solenn :
solenn@greg-et-so-en-sac-a-dos.com
Greg :
greg@greg-et-so-en-sac-a-dos.com
Concernant le bon plan pour l'assurance rapatiement, j'ai retrouvé, il s'agit de IMA (http://www.ima.eu/).
Nous on avait pris une assurance à la maif type "RAQVAM" habitation mais qui ne couvrait que la sécurité civile (68 euros par an pour moi et Solenn).
Comme promis, les conditions de garanties : (ces infos sont issues du doc fournie lorsque j'ai souscrit en mars 2008. Il s'agit des conditions générales)
Durée et couverture géographique de la garantie :
Monde entier
1 an maximum que le but du déplacement soit touristique, humanitaire séjour linguistique, au pair ou professionnel.
Les garanties :
maladie ou accident corporel
décès d'un bénéficiaire, ascendant, descendant, ou frère et soeur d'un bénéficiaire.
Vol ou perte de papier ou d'argent d'un bénéficiaire
Je vous conseille de télécharger ceci pour voir le détail de la couverture de l'assurance :
ima maif
Y a pleins de discussions sur le sujet sur voyage forum.
A plus sur les routes ou chez ABM
Un Noël à
Yangon
L'ambiance très particulière de la capitale nous a tout de suite submergée. Il y règne une agitation feutrée. Les batiments décrépis
renvoient à une époque coloniale faste où l'architecture occidentale était à l'honneur. En 2008, il reste les facades magnifique colonisé cette fois çi par les Birmans eux même. La pauvreté
manifeste de ce peuple contraste tant avec les splendeurs du passé de la colonisation anglaise. Le temps s'est arrêté, mais l'usure et la vetusteté à fait son effet. Des stuppas bouddhistes, des
églises et des mosquée. La junte ne leur a pas ôté la liberté de culte. C'est déjà ça. L'atmosphère est ravivé par les véhicules hors d'âge et la beauté de ce peuple pour la plupard vétus en
habit traditionnel surtout les femmes. Des générateurs diesel trônent sur le trottoir, témoins manifestes de l'ineficacité du système électrique géré par la junte. Les uns subissent les pannes
quotidiennes, les autres relayent celle çi en faisant gronder leurs générateurs à même le trottoir. On est le 23 décembre.
Batiment coloniaux a Rangoon
L'hotel est propre et confortable, le personnel prévenant et l'eau est chaude. Ici les endroits fréquentés par les étrangers sont payable en US dollars seulement. La monnaie locale n'est utilisée que pour les petits achats et quelques rares restaurants.
Le 24 décembre on décide de réveillonner dans un restaurant français. A la nuit tombé nous prenons un taxi, mais pas
n'importe lequel, sans conteste le plus bancal de la ville. Une vieille Japonaise à bout de souffle, porte déssoudés, banquette défoncée, plus de vitre, plus de garniture, juste un moteur sur un
chassis troué et une carlingue rouillée. Le taxi nous emmène péniblement (mais on y arrive) au restaurant 4 étoiles. On entre dans une longue allée avec le taxi prêt à imploser. La scène est
iréelle, le chauffeur stoppe l'épave devant le promontoire qui accueille les clients. A l'endroit même où les voitures déposent habituellement les élégantes personnes qui ont le privilège de
dîner dans ce restaurant Francais.
Deux hôtesses chargées de l'acceuil essayent de nous ouvrir la portière, en vain. Le chauffeur ne sachant plus ou se mettre se mit en 4 pour nous ouvrir la porte, nous étions mort de rire. Le
contraste était trop violent. Le sourire des hotesses en disait long sur l'absurdité de la situation.
Ca me rappelle une de nos arrivée triomphante à Ben et à moi avec notre 4L rutilente au Sheraton de Fes au maroc, Même décalage, on remis à l'époque les clés de titine au Boy pour qu'il aille la
garer soigeusement au parking reservé aux fortunés clients de l'hotel, nostalgie du 4L Trophy 2002.
Nous payâmes donc le taxi et entrâmes dans le restaurant. Les tables était dréssée dans le jardin, décoré de magnifiques ombrelles birmane géante. Nous nous appretions à
réveillonner dans ce jardin, directement inspiré des jardins de l'élysée. Le menu et les vins furent à la hauteur de l'endroit. Je vous renvoi à la lecture du menu.
Après avoir engloutis cette succession de succulent mets de réveillon, le chauffeur de l'hôtel nous emmena à la messe de minuit a la cathedrale de Rangoon dans une voiture de collection
indienne.
Même à des milliers de kms de la france, nous recouvrions l'ambiance chaleureuse de Noel. L'église bondée nous acceuilla, des hindous, des Birmans, des occidentaux de l'ambassade, tout ce petit
monde se mélangeai pour la messe de minuit tantôt en anglais, tantôt en Birman! Nous rentrâmmes ensuite dans les rues vides de Rangoon pour qui cette date du 25 ne représente pas grand chose,
exeptée peut être la communauté catholique et quelques occidentaux.
Pagode Shwedagon
On a vu des milliers de Stupa et de pagodes, je vais développer celui ci car c'est un des plus beau et emblématique que nous ayons vu. Depuis la Chine, au Japon, en Indonésie, en Thailande, en
Birmanie et plus tard en Inde nous avons vu ces types de monuments. Le stûpa pourrait être notre église et la pagode un lieu plus important du genre Lourdes ou sont conservées des reliques
saintes.
C'est quoi un Stûpa
Un stûpa (un mot sanskrit) est une structure architecturale bouddhiste que l'on trouve dans le sous-continent
indien, dont il est originaire, mais aussi dans le reste de l'Asie où il a suivi l'expansion du bouddhisme. C'est un monument commémorant la mort ou parinirvâna du Boudha.
C'est quoi une pagode
La pagode telle
qu'on la connaît est une évolution du stûpa indien, c'est-à-dire, une sorte de sépulture où les reliques sacrées pouvaient être protégées et vénérées
Qu'est ce que le sanscrit (C’est surtout pour nous car on s’est tellement souvent posé
la question.)
Le sanskrit est une langue indo-européenne, de la famille indo-iranienne, autrefois parlée dans le
sous-continent indien. Certains mots sont encore utilisés par certaines familles de brahmanes et certaines écoles spiritualistes. Il faut considérer le sanskrit, non comme la langue d'un peuple,
mais comme une langue de culture qui a toujours été l'apanage d'une élite sociale, du moins depuis l'Antiquité. C'est notamment celle des textes religieux hindous et, à ce titre, elle continue
d'être utilisée, à la manière du latin aux siècles passés en Occident, comme langue culturelle, et véhiculaire.
Les stûpas les plus célèbres (on veut pas se la ramener mais on en a vu la moitié quand même)
* Les stûpas de Sânchî, en Inde, dont le plus grand date probablement du règne d'Ashoka, et qui a connu divers remaniements dont le dernier daterait du Ier siècle.
* Le stûpa du temple de Borobudur, construit au IXe siècle dans le centre de l'île de Java en Indonésie.
* Le stûpa de Bodnath à Katmandou du XIVe siècle.
* Le stûpa (chedi) Phra Pathom Chedi à Nakhon Pathom en Thaïlande, le plus haut du monde, avec ses 127 mètres.
* Le stûpa de la pagode Shwedagon à Rangoon (Birmanie) avec l'or et les pierreries qui le recouvrent.
* Le Pha That Luang, stûpa de style laotien, monument national à Vientiane (Laos)
La Pagode shwedagon plus en détails
Le stûpa atteint 98 mètres. Sa base est faite de briques recouvertes de milliers de plaques d'or. Elle est entourée d'une forêt de 64 petits pagodons qui forment une petite enceinte avec 4 temples plus grands situés aux points cardinaux.
Sur la flèche se trouve une sorte d'ombrelle, appelée le hti en birman où sont accrochées 1065 clochettes d'or et 420 clochettes d'argent, ainsi qu'une girouette ornée de pierres précieuses. Elle se termine par le seinbu, une petite sphère d'or incrustée de milliers de diamants dont une émeraude de 76 carats (colossal).
La pagode repose sur une plate-forme pavée de marbre de 5.6 hectares, au sommet de la colline de Singuttara,
51 m au-dessus de la ville. Elle domine l'horizon.
Les Birmans viennent de toute la Birmanie en pélerinnage. Certains Birmans n'ayant jamais vu d'escalator épiaient les mouvements magiques de l'escalator, s'y engageant au bout d'une demi heure
d'observation méticuleuse. La scène etait si drole.
Une cérémonie initiatique a la spiritualite, le Shinbyu pour les petis bouts Birmans
Prix, argent et arnaques
Le lendemain nous prîmes le bus pour le lac Inle, 700 Kms plus au nord. Il y a toujours deux prix concernant les
transports et les accès aux lieux touristiques, le prix local, souvent une poussière d'euro et le prix touriste, quelques gros dollars seule monnaie
véritablement valable, la monnaie locale n'ayant pas vocation à sortir du pays. Il n'y a pas de distribueur de billets dans a pays, on doit donc arriver dans le pays avec suffisamment de dollars
pour la totalité du séjour. (ce qui empêche tout écart dans votre programme). On a du compter ce que l'on allait dépenser sur 3 semaines, et trouver des dollars à Bangkok. Je vous dit pas la
galère pour tout ca, ma banque a même mis ma CB hors service croyant que quelqu un était en train de me truander mon compte en banque. Il a fallut aussi faire du change a Yangon, un très bel
épisode a vous conter.
1000 Kyat = 1 US dollars, ici on a fait le change pour 200 USD, je crois que c'est ca qu'on appelle une monnaie de singe,
on se trimballait avec des brouettes de billets comme au bon vieux temps du rouble...
Tout le monde fait du change sur le marché de Yangon, c'est la que le change et le meilleur. Au
taux de change officiel, un dollars vaut environ 7 Kyat. Dans la rue, un dollars vaut entre 1100 et 1300 Kyats. Cherchez l'erreur... encore un truc obscur de la junte. Bref, on a
voulu faire comme tout le monde et faire le change au meilleur taux sur le marché. Un type nous a démarché, on avait lu que s'était safe de faire comme ca. Il nous emmène dans un sombre
bureau pas trop loin de la cohue de la rue. Le change était convenu a 1 USD pour 1300 Kyats. Tout allait bien, il nous fille les liasses de billets ci dessus et nous dit de prendre
notre temps pour compter. On est plutot en confiance. On compte, on recompte et quand on une partie des billets est comptée on ne sait pas quoi faire du tas de billets, on le mets sous nos
cuisses, c'est pas pratique sur la chaise. Alors le type tend la main, je lui file les billets. On continue a compter les liasses qui sont par dix billets. le type a toujours les
billets dans sa main devant moi. Pas de danger de se faire avoir, je lui ai pas encore filé mes 200 USD. On fini par etre OK sur le comptage. Il me refile le paquet de billets. Je lui donne mes
200USD et on repart avec notre énorme tas de billets. On arrive a l'hotel. Dans la chambre je décide de recompter la somme par acquis de conscience, il n'y avait que 200 billets de 1000
Kyats là où on aurait dû avoir 260 billets de 1000 Kyats. Le type nous a bien roulé. Par un tour de passe passe digne des meilleurs magiciens, il avait oté 60 billets du tas qu'on était en
train de recompter. Fou de rage on s'était fait rouler comme des bleus...
Allez, prochainement la suite de nos aventures Birmanes vers le Lac Inle.
Les Photos
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Birmanie-Yangon-Mandalay
Il faut bien se rendre compte que la situation des Birmans est précaire, la junte accapare tous les pouvoirs
et les richesses. Une minuscule Nomenklatura profite du peu de richesses que le pays peut générer. Le reste du peuple, véritablement spolié, subsiste grâce à l'ancestrale agriculture vivrière et
la démerde, le marché noir et l'entraide d'une tres forte solidarité familiale.
Le temps s'est arrêté pour notre plus grand bonheur
Ce postulat énoncé, il est aisé de comprendre que le temps s'est arrêté quand les anglais ont quitté le navire. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les sujets de la reine d'Angleterre se
sont retirés, et ont laissé un certain nombre de structures et d'infrastructures parfaitement inchangées en 2008, si ce n'est de part leur délabrement.
Yangoon et Bangkok, au sortir de la seconde guerre mondiale étaient en tout point comparable (taille, infrastructures, niveau de vie des gens, etc) En 2008, Bangkok est devenue une capitale
abritant ses 10 millions d'habitants, son métro, ses autoroutes surélevées, sa richesse, ses voitures neuves, son aéroport international incontournable dans toute l'asie du sud est, et j'en
passe. Yangoon est resté une petite ville de quelques 4 millions d'habitants, aux structures datant des anglais, subissant les coupures d'électricité quotidiennes et voyant ses ministères en
état avancé de décrépitude (on a vu les ministères suivant : éducation, ressources humaine, et affaires étrangères) Ceux ci sont à l'abandon. Un type éreinté surveillant la porte d'entrée ou
personne ne rentre ni ne sort. Murs troués, carreaux cassés, inactivité, cela en dit long sur l'intérêt que porte le gouvernement à son peuple. Yangoon a le plus grand nombre d'édifices coloniaux
de toute ville de l'Asie du Sud-Est.
Les campagnes sont magnifiques, travaillees avec des techniques qu'on a oublies, mais on vous racontera tout ca plus tard en detail.
Les Birmans
On a pas vu pour autant une population creuver de faim car ce pays bénéficie de plaines fertiles qui n'ont
rien à envier à notre Beauce. La nature est, pour la plupart des régions peuplées, assez généreuses. Les Birmans sont juste maintenus à l'état de nature, pas éduqué, ou de moins en moins, on nous
disait qu'il fermait même les écoles élémentaires. A noter que ce peuple est tres accueillant et qu'il adore entrer en contact avec le monde exterieur dont ils ne savent pas grand chose. De notre
point de vue de visiteur, chaque fois qu'on parlait de ce peuple ca nous faisait froid dans le dos. Mais toute la misere decrite dans cet article n'est pas vraiment visible et ils ne parlent pas
de tout ca.
Spiritualité et Police Politique (est ce bien conciliable ?)
La liberté de cultes est maintenue, il ne leur reste que ça. Les moines en sont d'ailleurs parfaitement conscients. C'est la seule autorité spirituelle du pays qui potentiellement pourrait avoir
un ascendant subversif (aux yeux de la junte) Ce n'est pas pour rien que la junte a fait tirer sur les moines qui ont essayé d'engager une révolution en décembre 2006. Chaque jeune Birman
bouddhiste (89% de la population) doit être novice pendant plus ou moins un an dans un monastère sous le chaperonage des moines afin de leur faire leur éducation religieuse et...plus si affinité.
Conscient des dérives possibles, la junte surveille tout cela de très prêt. A priori, il y a une police secrète puissante comme la stasi à son époque (peut être pas avec les mêmes moyens
heureusement (je vous renvoi à l'excellent film '' la vie des autres'' sur les agissements de la STASI en allemagne de l'est dans les années 70). Un vaste réseau de renseignement contraint
à la prudence et à la soumission le peuple Birman.
Quand ca dérape, on tire à bout portant sur les moines boudhistes marchant pacifiquement pour protester et le pays retombe dans son obscurantisme pour les dix années qui suivent. Dans cette
ambiance, il est donc impossible de parler de politique avec les locaux de peur de représailles pour eux même ou pour leur famille. En tant que visiteur, s'en est même malsain, car sur de simples
questions de notre point de vue naïves, une simple réponse peut faire inquiéter gravement votre interlocuteur.
La vie humaine ne vaut pas grand chose
Il s'agit du dernier pays au monde ou Amnestie international a constaté des situation d'esclavages qui prennent la forme de « travaux d'intérêts public » imposés à des minorités
opprimées par la junte. Pour plus d'info, cliquez ici
Le cyclone Nargis
Il a frappé la Birmanie le 2 mai 2008, faisant officiellement plus de 138000 morts et disparus (84537 morts et 53836
disparus).
Les prévisions originales de la trajectoire faisaient passer le cyclone par le Bangladesh. Ce pays a un système d’alertes cycloniques et d’abris paracycloniques assez développé à la suite de désastres antérieurs. Après le changement de trajectoire vers l'est, deux jours avant que Nargis n’atteigne la Birmanie, le service météorologique indien (IMD) a prévenu du point d'impact et de la gravité du cyclone à la fois les agences birmanes et l'Organisation météorologique mondiale. L'agence birmane de météorologie n'a envoyé ni accusé de réception ni réponse. Elle avait envoyé à la Birmanie un premier bulletin dès la formation du cyclone dès le 26 avril. L'Agence de l'ONU pour la prévention des catastrophes (SIPC/ISDR) a déploré l'absence d'alerte précoce en Birmanie. Selon Avaaz.org, une organisation de pression pour les droits humains, la junte birmane n'a ni prévenu ni évacué la population à temps et a coupé les communications.
Catastrophe humanitaire sans précédent dans ce pays dont les dirigeants n'ont pas voulu de l'aide
internationale d'urgence. En plus des décès directs, la situation sanitaire désastreuse a généré des milliers de décès supplémentaires. Les dirigeants n'ont accepté d'aide internationale que
beaucoup plus tard après l'urgence et sous condition que tout passe préalablement par eux. En 2008, pour un esprit occidental, sans rentrer dans le débat de l'ingérence parfois nécessaire, c'est
parfaitement ignoble ! la vie humaine n'a pas plus de valeur que la vie d'un cheval de trait ou d'une vache à viande. Pour plus d'info, cliquez ici.
Propaganda
La partie visible de l'emprise de la junte, c'est la presse. Totalement verrouillée et son contenu n'est que propagande sur les bienfaits de la gestion des besoins humanitaires, de l'éducation et des infrastructures, etc. Même la presse anglophone est pourrie. Le time de Yangoon est un misérable ramassis de propagande, privilégiant une étrange lecture de l'actualité internationale sur l'actualité birmane. Il n'y a d'ailleurs pas d'actualité birmane.
Tous les pays limitrophes ont leurs lots de camps de réfugiés ne sachant bien évidemment qu'en faire. Voyez
comment la France a géré le camps de réfugié à Calais, et imaginez comment un pays sous développé peut gérer ses dramatiques situations (Bengladesh, Tahilande, Chine, Laos). La thailande à
dernièrement commis des crimes irréparables à l'endroit de réfugiés fraichement débarqués d'une barge de fortune sur une île au nord de la Thailande. Ces boat-people ont été
remisé dans la barge et traînés en pleine mer, puis abandonnés par l'armée Thai. (lien article CNN). Bien sûr, le gouvernement se débine, arguant qu'il n'était pas encore au pouvoir
en décembre 2008. Les quelques rescapés de la barges ont été retrouvés, après enquète des journalistes d'investigation de CNN en Indonésie !
Tourisme & Intérets de la junte
En 1996, la Junte a decide pour notre bonheur de
s'ouvrir au Tourisme. Les visites sont cantonnés à ne visiter que les zones autorisées, ouvertes aux visiteurs étrangers. Certaines zones sont accessibles avec un permis dont l'obtention
peut être aisée et pas cher ou carrément hors de prix et impossible à obtenir. D'autres encore sont simplement interdites. Cela va de paire souvent avec les intérêts de la junte. Plus les régions
sont concernées par la production de pavot, moins on peut y rentrer. Même pour un Birman, entrer dans une région interdite sans autorisation signifie se faire tirer dessus car personne ne vous
connaît. Il y a aussi des régions pas forcément liées à des cultures illicites aux yeux de la communauté internationale mais ou perdure l'esclavage qui restent de ce fait parfaitement
hermétiques.
La junte et l'argent du tourisme
Il y a encore quelques années, la junte obligeait chaque touristes a échanger l'équivalent de 200 dollars en une monnaie spéciale, le FEC (foreign exchange currency). Rappelez vous du système de collier du club med. Les perles du colliers achetées en Euro n'ont de valeur marchande que dans l'enceinte du club et bien entendu se dirigent exclusivement dans les caisses du club, la boucle est bouclée. Et bien imaginez cette devise échangée n'étant valable qu'à l'échelle de la Birmanie. En entrant dans le pays, vous versiez de facto 200 US $ dans les poches des quelques généraux de la junte, dans le but de construire villas avec piscine ou d'être bu par la jeunesse dorée complètement débauchée de Yangoon (leurs enfants qui s'empresseront de reproduire le système). En 2009, le FEC n'est plus, mais selon sa façon de voyager dans le pays (la junte privilégie de loin un tourisme de luxe type 4 étoiles) vous reversez un peu de votre argent à la junte. Sur notre séjour, nous avons sûrement versé quelques 160 euros à ceux çi, On a bien entendu évité les hotels et restaurants d'état, en privilégiant les affaires tenues par des locaux, mais qui sait comment marche exactement le système ?
Dans ces cas là me direz vous, pourquoi visitez ce pays ?
Dans un premier temps, parfaitement égoistement, comme exprimé plus haut, le temps s'est arrêté, voire même le developpement du pays a reculé depuis le départ des anglais. Ce qui fait que le pays renferme des paysages magique, introuvable ailleurs, l'authenticite que l'on recherche quand on est routard au long court...
Ensuite pour voir et en parler, colporter l'horreur que subissent les Birmans, pour que cela se sache. En
lisant ceci vous en êtes maintenant conscient et un minimum sensibilisé.
Et puis pour tout ce qu'on va vous raconter par la suite, là bas l'horreur du régime et aussi forte que la beauté du pays et du peuple birman.
A bientot pour la suite...
Tout excité de notre retour en France, on a sauté dans notre avion pour la france.
Vers 21h nous avons débarqué à l'aéroport et devinez ce qu'on a vu :
Génial, un comité d'accueil géant nous attendait !
Ils ont entonné un magnifique "Greg et So en sac à dos" juste derrière la douane.
Alors on a pris l'apéro, Solenn et moi avons renoué avec la bonne gastronomie Francaise, celle qui nous avait le plus manquée (Baguette, fromage, saucisson et patés bien sûr), ensuite on a été
boire un verre à Pigalle.
Mémorable, merci à tous ceux qui se sont déplacé pour nous accueillir.
Y a même Didier (le frère du papa de
Solenn) qui a filmé l'évènement on mettra la vidéo en ligne dès que possible.
En Attendant, quelques photos
40-Retour
PS: Loic, le frère de Solenn nous avait promis de venir nous chercher à l'aéroport le jour de notre retour. C'est Ines, sa fille de 6 ans qui a fabriqué la banderolle. Bravo et mille Mercis.
J-1
Pai
Une offre touristique a en perdre son latin, pas un probleme
pour Ben, il a pris Bas Nornand deuxieme langue
On a débarqué dans le sanctuaire du tourisme Thailandais. C'est au milieu de petites montagnes et d'une nature très belle et très vierge. Mais ça c'est pas important, les Thais viennent là pour une seule et unique raison. C'est là qu'a été tournée une série TV devenu aussi culte que « Plus belle la vie ». Toute la Thailande vient à Pai pour voir le restaurant où les scènes cultes ont été tournées. Voilà. Nous on a décidé de faire du Rafting pendant trois jours, mais c'est juste parce qu'on avait pas vu la série !
La première nuit on a eu un peu froid car à 1200m ça caille en Décembre. La ville est très
animée et plutôt agréable. Il y a des bars design, toute sorte de restos, des cafés Internet, des loueurs de scooter, etc. C'est fait pour les vacances quoi. On est tombé en plein rendez vous
motard. Plein de petits Thai sur des gros cubes débridés... Les motos, pas les Thai!
Greg sur un Gros cube...
Mésaventure culinaire
Au matin du premier jour, nous primes un petit dej dans un resto d'aspect honorable et digne que l'on pose notre noble séant sur ses sièges design en rotin. Tout se passait très bien avant que je croque à pleine dent ma tartine de beurre. J'ai frôlé la mort. Quand je dis frôlé, ce n'est pas de la littérature, avez vous déjà eu en bouche du beurre rance, pourri, passé. Ca à le goût de la mort, je n'avais jamais ressenti ça auparavant. Une envie de vomir m'a assailli, un goût atroce de cadavre décomposé s'est installé durablement sur mon palais. J'ai mis des heures à m'en remettre. Les serveurs à peine désolé de servir de la nourriture avariée au dernier degré m'ont nonchalamment changé mes tartines. La révolte à tremblé, à côté le blocus de l'aéroport était une broutille. La serveuse s'est retrouvée découpée avec le couteau qui avait servit à étaler le cadavre en décomposition qui avait pris ses quartiers dans mon palais. Le sang giclait, les murs seraient à jamais souillés de ce beurre rance que l'on m'avait servit...
On avait ensuite décidé de s'éloigner de la cohue de la ville pour s'isoler un peu. On a loué notre scoot, et on a déménagé à un ou deux kms du centre dans des Bungalows donnant sur une splendide vallée. On a ensuite booké notre expédition de trois jours en Rafting. Ben s'est essayé à la conduite de scooter, y a pas eu de morts, juste deux ou trois embardées sans gravité. Si seulement il avait pu empaler la serveuse de tartines !
L hotel "Natural Mystick"
Le hasard fait qu a l heure ou je vous ecris de Louxor en Egypte, on dort dans un hotel qui s appelle le Bob Marley Hotel...
La journée se passe, on glande, fatigués des précédents transferts que nous avons fait depuis
que l'on a quitté notre île du sud. On se dit que nos bugalows sur pilotis sont trop cools. Le soir en partant dîner en ville, on croise le rasta Italien qui nous a loué les bungalows et qui nous
dit entre deux rapides politesses que ce soir il y a une petite fête et qu'on y est cordialement convié bien entendu. On répond poliment qu'on verra et on enfourche nos scoots pour foncer sur la
ville. On mange, check Internet.
On rentre à l'hôtel. Là, vacarme, bruit, pollution, ignominie sonore. Des enceintes
d'exterieur crachent un venin barbare et répétitif. Un flagrant manque de clairvoyance de nos cerveaux ce matin en prenant les chambres s'esquissa. L'Italien sympa aux dreadloks et aux petits
yeux, c'était un teufeur. On avait pas fait attention, mais toute la clientèle était comme lui! La techno garage à fond allait nous creuser les tympans durant un long
moment.
Au bout de quelques temps, excédé, je vais voir le type et lui demande combien de temps son
« mix » va durer. Derrière ses platines, on l'avait déjà perdu, obligé de le secouer car le légume ne comprenait déjà plus rien à 22h, - rapport à ce qu'il s'était déjà mis dans
l'cornet -
Il me dévisage, se rappelle sûrement de moi, impossible à dire car son manque d'expression
était au moins relatif aux substances absorbées. Dans son plus bel anglais de rasta débarqué de Kingston il me déclare que « généralement ça dure jusque vers 6h du mat mais que là au vu du
petit nombre d'adepte ce soir, ça allait durer sûrement jusqu'à 4h. Voilà, c'était fait, c'était dit, adieu sommeil réparateur. L'étron mixant m'avait achevé. La belle vallée à l'écart de
la cohue touristique s'était transformée en un vulgaire champs destiné à creuver les tympans de jeunes gens bien sous tout rapport ayant juste la fâcheuse habitude de se défoncer aux acides
alors qu'il sont dans de magnifique montagnes.
Boule quies, résignation, voire même soumission et une fois le sommeil trouvé au détour du dix millionnième éléphant sautant la barrière, j ai révé du meurtre d'un Dj's déguisé en cremière. Allez comprendre ! (pour ceux qu on pas compris reprenez attentivement la lecture de tout l article)
Reprenons les 2 premiere phrases de la chanson de Bob Marley "Natural Mystic"
"Theres a natural mystic blowing through the air; If you listen carefully now you will
hear."
Nous on a plutot entendu des boum boum exploser dans les airs sans avoir a tendre l oreille, ironie du sort...
Le Rafting
L equipe de choc : Greg, Solenn, Ben, Marie et Marlouze
Quelle est la contrepèterie du « Pont de la rivière Kwai » ?
Indice
Le lendemain du cauchemar, nous étions frais et dispos pour faire une descente de 2 jours en rafting. Le tronçon effectué part un peu au sud de Pai pour rallier Mae hong song sur la rivière nommée : Pai.
Solution
Il s'agit du « con de la riviere Pai» et plus précisément de Ben bien sûr.
Le Con de la riviere Pai
Je la refait
« Pont de la rivière Kwai »,
« Con de la riviere Pai»
Magnifique non? bien sûr Ben a la paternité d'une telle perle. Autodérision oblige, d'aucun préciseront clairvoyance, mais c'est pas moi qui l'ai dit...
Rencontre
C'est au rafting qu'on a fait connaissance de la dream-team « Pad Thai Adventures ».
Je vous avais promis de vous parler du pad thai. Déjà ça sonne bien (dîtes le à haute voie en prenant un accent asiat vous verrez). Il s'agit d'un des plats national le plus accessible aux touristes car pas trop épicé et pas trop éloigné des goûts qu'un petit blanc peut apprécier. Il s'agit de nouilles de riz sautées avec des légumes frais saupoudrées de cacahouètes auxquelles on ajoute une cuillère de sucre et de vinaigre local avec ce qu'il faut de piment. Tout simplement délicieux, on vous en fera au retour.
Bref la team Pad thai se compose de Julien et de Marie (prononcer Meurrraille à l'américaine) Un motard et une déjantée (j parle pas de la moto !)
On a partagé le trip de rafting avec eux, et une hollandaise nommée ... Marlouze (le célèbre diminutif hollandais du encore plus usité prénom français Marie Louise) ainsi que deux mono de raft tarés, voire même avec quelques cases en moins. Le français qui tenait l'agence de raft nous avait promis de mettre ses meilleurs hommes sur le coup. On a été servi, merci Guy !
L adresse de Guy pour les aventuriers descendus a Pai
http://www.thairafting.com/about-us/index.html
AMBIANCE
Ca a commencé par un long debrief avec Guy dans un franglais parfait pour que notre amie Marlouze comprenne un peu ce qui allait lui arriver. Après des explications brillantes, Ben et Solenn ont commencé à tourner de l'oeuil, aucun rapport avec le briefing de Guy, mais plutôt un rapport avec la Pizza de la veille ou à la « para Typhoïde » dont Guy nous a vanté les mérites à la vue de nos deux acolytes verdoyants. Bref, selon lui la ville entière l'avait chopé et "cétait dans l'air "comme on dit. Solenn et Ben ont alors avalé la mixture locale, remède miracle destiné aux chevaux de trait Thai pour lutter contre la fameuse « para Typhoïde ». Faut dire que la médecine avant gardiste est un domaine vachement mis en avant par la communauté scientifique de Pai (y a un véto et un marabout dans la zone...) On rigole bien sûr, ne me taxez pas de petit présomptueux raciste, c'est de l'humour. Quoi que je pense qu'il n'y ai aucun pays que nous avons visité (à part le japon et l'australie) où j'aurai aimé me retrouver à l'hosto !
Revenons à nos moutons, on monte donc dans le pickup qui doit nous mener à la rivière. On
fait le plein et Ben fait le vide, il vomit son pancake. Solenn ne mettra que quelques minutes à le suivre dans l'évacuation salvatrice du pancake. Elle finira la descente avec une belle turista.
On s'installe dans les rafts, un grand de 4 personnes et un second avec 3 personnes. La journée se passe très bien, le long de cette magnifique rivière. Ca me rappelait notre descente en Amazonie
quelques mois plus tôt en Bolivie . Entre deux rapides, on a même fait du toboggan dans une petite chute d'eau générée
par la rencontre entre la rivière Pai et un de ses petit affluent.
On a fait des batailles d'eau, on s'est foutu à l'eau, faut dire que le « con de la rivière Pai » n était pas étranger à l'ambiance. Moi je commençais
légèrement à avoir la nausée. Aucun rapport je pense avec le fait que Marlouze ait essayé de nous apprendre des chants de noël en Hollandais (je confirme que cette langue est définitivement
imprononçable). C'est que cela secoue le raft dans les rapides.
Pas loupé, après s'être essayé à la pêche (on a rien pris), le dernier coup de pagaie de la journée m'a été fatal. J'ai vomi à mon tour lamentablement sur la berge. La boucle était bouclée, le team spirit à son comble, magie de l'alchimie.
On a diné et on s'est couché. Moi j'étais pas bien, grelottant et subissant la fameuse « para Typhoïde ». Pas fier.
Solenn aime l eau, les bulles et les
remous
Le lendemain on a repris les rafts dans un ordre différent,on a eu pas mal de beaux rapides.
et puis la chute.
Tout le monde à l'eau à cause de la force d'un rapide. On a pas compris grand chose, c'est
toujours impressionnant et éprouvant. Il faut alors garder le raft à flot, récupérer les bocaux étanches où l'on entassent tout le matériel de l'expé, les pagaies, la canne à pêche, les tongs de
Ben, etc.
Parfois c'était trop lent alors on s'abordait entre nous pour nous mettre à l'eau, belle
déconnade vivifiante. A la fin on était vraiment crevé, deux jours dans l'eau froide et une « para Typhoïde » ça fatigue.
Apres le Raft...
On a pas quitté la team Pad Thai pour autant. On a pérégriné les jours suivant avec eux.
Visite de la campagne environnante de Pai en 2 roues, baignade dans des bains de source chaude naturelle et ballade à dos d'éléphant.
Je ne reconnait plus personne en Massey Fergusson...
Le soir nous étions dans les montagnes environnentes de Pai chez « Raph la
pétanque ». Au programme pétanque
ricard, « Raph la pétanque » est
un gars qui passe une partie de l'année à se prélasser dans sa retraite thailandaise
(restau-bar-terrain de pétanque) avec sa femme Thai. On a donc fait notre Pétanque passionnée qui s'est soldée par un dîner et une bonne discussion sur les Thais.
Quelques grosses tendances se sont dégagées, permettant de mieux comprendre les Thais et de mieux les appréhender ( c'est une façon polie de dire d'arrêter de péter les plombs quand on comprend pas leurs réactions nonchalantes face à nos énormes problèmes de touristes).
Ca fait un peu recit de vacances tout ca non ?
Par exemple, les Thais vivent au jour le jour, et la journée sera belle si la nourriture est abondante. La projection dans le futur a plus de 48h est inimaginable pour un Thai. Pas de projets concret sur plusieurs années, ETC. Autre exemple, à bangkok, la fréquentation des magasins est directement liée à la paye, le magasins sont bondés la semaine suivante et vide les trois autres semaines. Il y a donc très souvent plus de vendeurs que de clients dans les magasins. Il y a une multitude de trucs amusant comme ça qui montre à quel point ce peuple peut être surprenant.
Mais revenons à nos moutons,
Apres toutes ces aventures, on a repris un minibus pour Chang Mai. Le lendemain on prenait un train de nuit pour Bangkok...
Le pont de la rivière Kwaï
Après avoir traversé tout le pays en train de nuit, on est arrivé à quelques km au nord ouest de Bangkok. On a évité la grande ville car le pays à ce moment là était en proie à une prise d'otage
gigantesque à l'aéroport de la capitale.
Evènements politiques
Les partisans de l'opposition au pouvoir en place avaient décidé de faire tomber ce dernier et de précipiter des élections plus « régulières ». Apparemment, la Thailande est ce qu'on appelle une démocratie d'opérette. C'est à dire que les têtes valses régulièrement pour que la tête du pouvoir se «régénère». Coup d'état, prise d'aéroport, de ce qu'on a pu entendre, cela ne sert qu'à impressionner les médias occidentaux inquiets pour leur ressortissants, les Thais s'en tapent.
Le Blocus de l'aéroport
L'aéroport de Bangkok, c'est le Hub de l'asie du sud est. Obligé d'y converger avant d'atteindre les pays voisins. C'est 700 vols par jour qui y décollent et y attérissent. Rien à envier à un aéroport international européen. Bref, en une semaine de blocus près de 300 000 personnes n'avaient pas pu prendre leur vol. Nous on sirotait tranquille nos jus de mangue sur les îles au plus fort du conflit.
Ajoutons au cocktail deux trois émeutes dans la capitale et un gouvernement véreux destitué sur décision accélérée de la court suprême avec la plupart de ses membres inéligibles pendant de longues années. Ceux ci étaient accusés de fraude électorale massive, et leur leader était déjà en éxil en Grande-Bretagne car accusé de corruption et de conflit d'intérêt pire que Berlusconi et Sarko réunit Pour la faire courte, le type a été élu en payant les paysans ignares pour obtenir des voix et après son élection au pouvoir suprême il a racheté les TV la presse et la téléphonie mobile. Il a dû passer de millionnaire à milliardaire dans le même temps.
Intermède, Un mot sur nos amis Thai
A part ceux qui prenaient l'aéroport et leurs opposants à Bangkok, en Thailande tout le monde s'en foutait, la vie suivait son cours normal. La Thailande quoi. Ils sont si détendus, presque en
dilettante. Nous, sur le coup on savait pas trop quoi penser mais on s'est vite pris dans la vague thailandaise du « j'm'en fou c'est juste le problème de l'élite qui se bat pour un pouvoir
dont je n'ai cure du moment que le roi va bien et que je mange correctement ».
Le Roi
Le roi c'est un vieux type de 80 ans qui est fan de photo. Pendant qu'on était dans la ville du pont de la rivière Kwai, c'était le moment de l'anniversaire du Roi en pleine prise de force de l'aéroport, et bien le cher roi n'a pas pipé mot sur le sujet, il a juste béni ces fidèles enfants dans un style Jean Paul II à la fin de son règne. Le roi en Thailande à quelque chose d'irréel. Il est adulé par les Thai, et ceux ci s'en soucient comme de leurs propre père. En Thaïlande, par défaut, les terres appartiennent au roi, sauf celles pour lesquels les propriétaires on fait faire des papiers officiels. La couronne est la couronne la plus riche du monde, surprenant non ?
Propaganda ou amour transi ?
Il y a des photos du roi partout et des panneaux lumineux souhaitent longue vie au roi au sommet des grattes ciel de Bangkok. Ce qui est drôle c'est que les photos du roi sont rarement flatteuses ou bien réalisées, s'ajoute à celà que le type est assez ingrat. Je me souviens d'une des photos affichée partout en 4 par 3 où on le voit avec son appareil photo à la main et en sueur avec la goutte au nez, tellement royal comme pose ! Voilà j'arrête là les flatteuses descriptions de sa majesté car si un de ces enfants (un Thai quoi) lit le français je vais me retrouver en procès pour diffamation devant la court suprême Thai.
Le bruit court qu'il paraîtrait à ce qu'il paraît qu'un Suisse a eu de très gros ennuis après avoir dessiné des moustaches sur une photo de son altesse sérénissime. Info ou intox, celui qui colportait le ragot que je vous sert ici même n'a pas pris la peine de me le préciser!
Re-le pont de la riviere kwai parce qu'il faut en parler quand même
Bon le pont de la rivière kwai c'est un pont qui passe au dessus d'une rivière nommée K-wai par les créateurs des cirés du même nom (je déconne). Aucun intérêt à déclarer, son et lumière à la hauteur de l'endroit (bof) mais on a quand même eu la chance de le voir car il n'est joué qu'à cette période de l'année. Rappelons juste que le pont a été construit en un temps record par les prisonniers de guerres de l'armée Japonnaise pendant la seconde guerre mondiale. Dans le but de créer leur zone de coprospérité (voir mes articles précédents sur le Japon), les Japonais voulurent créer une voie ferroviaire stratégique reliant la Birmanie à l'ex-Indochine. Histoire très chargée émotionnellement car il y a eu des milliers de morts durant la construction (des thais et des prisonniers de guerre de l'axe anglais principalement) et de plus c'est un des rares souvenirs qu'ont les Thais d'une domination étrangère. La seconde guerre mondiale a fait des ravages vraiment partout (ça me paraît être une des explications de l'emploi du qualificatif mondial, brillant !)
Anécdotes
A Kwai, on a dormi sur un hotel flottant, c'est une ville plutôt endormie, avec des boites de nuit et des restaurants pour accueillir le week end la jeunesse hupée de Bangkok.
On a été pris en stop par une moto side-car transportant un Thai et une plante verte, Ben Solenn et moi ça a donc donné 4 mecs et 2 plantes vertes Harff elle est bonne.
On a mangé de l'ananas rincé à l'eau de mer, pas bon voire même bizarre.
On a vu un musée retraçant l'histoire du pont, inintéressant et miteux. En face il y avait un temple bouddhique moderne avec des dizaines de petits bonzes à l'école spirituelle. Marrant tous ces petits crânes rasés en robe orange en train de regarder une vidéo éducative. Ils avaient l'air si sage.
On a dormi sur l'eau et on a pris un bus le lendemain pour Ayuthaya. Le bus était de la même génération que le roi je pense. Jamais vu aussi « vintage ». Le parquet était en bois patiné, grinçant, pris dans la ferraille qui tenait lieu de carlingue au bahut tremblant. Un bruit d'avion à 40 KM/H max et des freins juste pour la déco. Le tout conduit en main de maître par Marcel (y a que lui qui pouvait mouvoir son étron ca c'est sûr!) avec madame qui l'assistait dans la vente des tickets. Un couple vraisemblablement heureux d'avoir acheté la bouse quarante ans auparavent et de sévir encore en 2008 sur la ligne Kwai / Ayuthaya !
Ayuthaya
Arrivé sourd mais à bon port (heureusement la route est droite), on a ensuite pris un Rickshaw arnaque (pléonasme) pour faire 200m jusqu'à l'hôtel. Ayuthaya est un site classé au patrimoine
mondial de l'Unesco. C'est assez surprenant, tout les temples sont dans l'enceinte de la ville, qui a sûrement dû être énorme. Les Stupas et les temples sont en briques et trônent sur la pelouse.
On a un peu l'impression d'être dans des ruines romaines. C'est assez majestueux et il y en a des dizaines. On a loué un vélo pour faire le tour de la ville. On a réussi à faire faire du vélo à
Ben un miracle ! Bon il faut avouer qu'il n'y avait ni montés ni descentes que du grand plat ! D'ailleurs pour se consoler de son malheur il s'est offert un magnum qu'il a payé l'équivalent de ce
que l'on venait de s'acquitter pour déjeuner tous les trois, boisson comprises.
Digressions sur le mal du pays
J'en profite pour disserter une fois de plus : Il y a plusieurs façon de voyager, essayer coûte que coûte de ne rien changer à ses habitudes (et là on s'aperçoit que les Thai et les autres d'ailleurs ont bien compris que les occidentaux sont prêt à payer une fortune leur Nutella ou leur pizza) ou bien manger et consommer local. Eh là c'est pas cher, c'est frais et c'est bon. Nous certaines fois on craque alors on achète notre nuttela au prix fort...A ce moment là, Ben n'a pas pu résister à ce petit plaisir occidental. On est toujours tellement content de retrouver un petit bout du pays dans une pâle imitation de croissant pur beurre rance. C'est un des grands drames des expats aussi. Comment trouver une côte de boeuf digne de ce nom à Pékin ou un morceau de Roquefort à Rio à moins de 80 euros le Kg?
Retour à notre histoire
Comme je vous l'ai dit plus haut, la période était à l'anniversaire du Roi, jour férié bien sûr et fête populaire avec un grand défilé militaire digne de notre 14 juillet. On s'est retrouvé dans une jolie fête avec hommage à sa majesté, danses et musique du folklore local et surtout gastronomie de rue.
Re digression sur la cuisine de la rue
En Thailande, personne ne mange chez soi. Il y a comme en Indonésie autant de monde qui fait la cuisine que de gens qui mangent. Partout des milliers de stands mobiles adossés à une mobylette pour y faire de brochettes de poulet, des pad Thai (on y reviendra) du riz cuit dans du lait de coco emmitouflé dans une feuille de bananier, bref, toutes les spécialités locales sucrées ou salées. C'est toujours très bon et très frais, on a jamais été malade.
Re-Retour à notre histoire
Le lendemain on a lutté. Levés à 6h du mat pour prendre le premier bus pour Sukhothai. Les thais ne voulaient pas nous vendre des places pour des bus « non touristique ». Une honte, on a tout essayé, trains bondés, pas d'autres bus, l'opacité habituelle des Thais quand à leurs transports. Excédés (surtout moi, Solenn étant fataliste dans ces cas là et Ben visiblement pas encore entamé nerveusement par ce genre de galère quand on voyage de cette façon là). On est finalement parti vers 11h (4 heures seulement après le bus que nous devions prendre !) Vous verrez, on a galéré bien plus en Inde où on a pris un train dernièrement qui est arrivé avec juste 9h de retard, pour un retard cumulé de 14h au final.
Sukhothai
On s'est trouvé là bas une auberge fort agréable. Le patron Thai avait une photo de lui derrière notre dame de Paris et parlait un français honorable. Le soir, il nous dît, « vous savez j'ai
du vin thai pas mal ! », et là Ben de répondre du tac o tac « ça tombe bien j'ai des aphtes ». On a ri, on a ri, on est tombé du lit !
Le vin finalement n'était pas mauvais. Le site touristique est dans le même esprit que le précédent la différence étant que la vieille ville n'est pas confondue avec la ville nouvelle. Le site est isolé dans la campagne, pas mal du tout, une succession de magnifiques temples en ruine ou pas. En bon français et parce que ça nous amusait, on a resquillé certaines entrées de site. On a aussi circulé en vélo. On a ensuite pris un bus sans histoire (eh oui ça arrive en Thailande) vers Chang Mai, la ville du nord de la Thailande.
Réflexions démographiques amusantes (s'il en est !)
La Thailande à des proportions assez comparables à la France, quelques 60 millions d'habitants pour 340 millions de Km2. La capitale rassemblant plus d'un 6ème de la population. La richesse est très majoritairement localisée dans la capitale. La différence est qu'à part Bangkok, il n'y a pas de grande ville, Chang Mai ne fait que quelque centaine de milliers d'habitants. La comparaison s'arrête là.
Chang Mai
Touristiquement parlant, tout se passe à Chang Mai ! Artisanat, folklore, musique, nature, etc. Tous périples touristique en Thailande passent par là. Le marché de nuit est énorme, et je ne parle
pas du « sunday market » où le centre est carrément envahi de stand de toutes sortes. Achat d'artisanat local et bouffe dans la rue en perspective. Sympa, mais vraiment énorme, la
braderie de Lille à côté c'est peanuts.
On a fait une séance de photo dans l'hotel pour l'anniversaire de Kaffou. L'hotel malheureusement bruyant et aux lits inconfortables était une magnifique demeure en Tek avec mobilier colonial. Très beau.
La literie en thailande
A noter que c'est la pire de tout notre voyage. Pas un matelas confortable. Ils les rembourrent au polystirène expansé, une horreur ! On a pas d'explications quand à cette pratique barbare. TIT « This is Thailand » (expression employee par les expat quand ils font face a une situation incensee pour un occidental)
De nouveau dans un bus pour aller dans les montagnes environnantes dans une « retraite » ultratouristique et en particulier pour les Thai nommée Pai. 4h c'est suffisant pour perdre la
sensibilité de ses fesses et l'ouie. Encore un de ces bus antédiluviens !
Les photos
34 Thailande Anciennes cites
royales
Georgetown
Contents d'avoir quitté l'Indonesie, on misait pas grand chose sur la Malaysie, sachant qu'on ne faisait qu'y passer en coup de vent pour filer sur Ko Lipé, Thailand. A l 'aéroport, changement de décor, retour à la civilisation après un mis d'Indo. Des voitures modernes, des infrastructures qui fonctionnent, des mecs qui parlent anglais, et même des usines High Tech! Le charmand chauffeur dans son taxi mercedes nous donne plein de renseignements honnêtes et désintérressés. On a pas compris, après un mois de jungle, à ne faire confiance à personne, on se construit vite une carapace pour absorber tout les « hello tuktuk, taxi, look inside cheap price, morning price for you my friend, wants some majijuana, looking for something, where are you from, where you go, et j'en passe. Certains jour, on nous demande 35 fois comment on s'appelle et d'où on vient, c'est carrément l'angoisse. Je m'égare sur les problèmes du touriste dans des pays...disons peu développé. N'empêche qu 'en Inde c'est parfois pire que l'Indo.
La nourriture dans la rue est fameuse, ici, petites crêpe à la coco. Truc de dingue.
Bref, la Malaysie, on a dormi dans un hotel recommandé par le chauffeur de taxi. On s'est réveillé dans une ville géniale. Des hollandais, des Portugais avant eux, dea anglais, des chinois, des Indiens et des malais. Voilà pour le mélange. Cette ville est un comptoir marchand depuis le xxXxeme siècle (je sais plus mais ça a commencé avec les Portuguais au 17e siècle). C'est super joli, on a vu dans un tout petit périmètre l'église anglicane Blanche comme celle qu'on trouve au fin fond de l'ohio, le temple hindou multicolore, le temple chinois Taoiste, le temple boudhique et la Mosquée, en cherchant un peu je suis sur qu'on aurait pu trouver la synagogue. La ville est faites des maisons des marchands, rénovées car depuis 2008, la ville est sous la protection de l'Unicef en tant que patrimoine culturel de l'humanité. Pour finir, les batiments administratifs sont de magnifique buildings coloniaux du siècle dernier. Somptueux!
A l'origine, on devait même pas y passer, mais Ben qui devait nous rejoindre dans les 24heures a loupé son avion à Paris (il ne semblait pas au courant que pour prendre un vol international il faut arriver 2h avant!), ce qui nous a permis de profiter de la ville un peu plus. L'aubaine! surtout que pour couronner le tout, on a mangé de la nourriture excellente. Partout des bouis bouis s'installent dans la rue, et on a pu goûter des trucs si bon, toutes sortes de petites crêpe à la coco, des jus succulents, des samosas Indiens, etc. Un régal. Mais nous avions rendez vous avec Ben, donc on a dû quitter a ville. Ah oui j'allais oublier, on a même vu le dernier james bond dans un multiplexe trop top. Comme quoi on quitte la civilisation 10 minutes, et dès qu'on s'y retrouve c'est un peu comme si on se retrouvait dans notre cocon protecteur, on s'y sent tout de suite à l'aise, rassuré, loin du monde hostile des destinations tropicales... Bah oui, si vous n'êtes jamais sorti du monde occidental, le choc peut se révéler rude, réveillez vous! Tout le monde ne possède pas 2 voitures personnelles, le frigo et le lave vaisselle dans sa maison particulière chauffée, tranquille, sans la belle mère, la soeur, le beaux frère et les 6 enfants. Ca peut paraître un peu ethnocentré voir carrément raciste ce que j'écris, mais le petit blanc que je suis ne vis pas comme les ¾ de l'humanité (41% des foyers indiens vivent danns une pièce, et je ne vous apprend rien si les foyers indiens sont beaucoup pus nombreux que 2 parents, 2 enfants et le chien). L'abondance matérielle nous a tellement éloigné de tout ça!
Un poème très drôle sur nos besoins de touristes
Tout cela pour dire que ça nous a fait du bien. La malaysie est sur notre liste de destination à visiter plus tard.
Les quelques photos
Malaysie-Penang-GeorgeTown
Yogyakarta
c est la ville culturelle et touristique de Java. Cette cité a encore une place importante politiquement aussi, car le Prince de Yogyakarta est une éminence qui a encore une influence significative lors d'évènements majeurs touchant le pays. C'est d'ailleurs une curiosité car celui ci vit encore au rythme des royaumes tous désormais relégués à titre de folklore. Le palais très modeste – ce n'est pas un royaume riche – fait encore vivre un millier de foyer vivant à la directe périphérie de celui-ci. Dans cette cité chaotique, loin de la poétique Bali ou des îles paradisiaques au large de Lombok représente l'indonésie de 2009. Des quantités impressionnante de petit métiers de rue, des déchets partout, deux ou trois centre commerciaux moderne avec Mac do, des petites fourgonnettes hors d'âge faisant office de transports public avec son gueulard (jeune homme hurlant la destination du bus, guidant le chauffeur et récupérant le paiement du ticket, le chauffeur étant un dieu vivant se frayant son chemin à tombeau ouvert dans une ville congestionnée par le trafic).
On a une droit à la fin de la mousson, tout les jours une demi heure de pluie le soir, sympa l'experience.
Mais un peu bloquant car mine de rien ce fut un peu bloquant (rhume, humidité max, etc.)
Cette ville est très touristique car en plus de son palais (sans grand interet au regard de la modeste fortune de son roi), elle est le camp de base pour des volcans encore en activité, les sites extraordinaires de Borodurur (vu) et de Prambanan (pas vu).
On a surtout passé pas mal de temps à se reposer de nos trajets épuisants, et à savoir comment nous allions rejoindre Ben en Thailande. Eh oui, les transports Indonésiens étant ce qu'ils sont (voir article précédent), nous étions prostrés à l'idée de reprendre des trajets de bus pour traverser Sumatra, rejoindre de là la Malaysie pour retrouver Ben sur une ile du sud de la thailande longeant la frontière Malayse. Pour résumer, par la terre cela signifiait 5 jours de bus non stop, plus les ferrys, plus les crevaisons sans compter la peur au ventre causée par le souvenir qu'entretiennent les chauffeurs de bus avec la mémoire de Fangio et de Ayrton Senna. Interrogez autour de vous les rares personnes s'étant aventuré en Indonésie, vous verrez les poils de leurs bras se hérisser quand ils se rappelleront aux bon souvenirs des chauffeurs de bus Indonésiens. On s'est donc orienté naturellement sur l'avion. A la clé de recherches laborieuses, on a découvert Air Asia. Une compagnie aérienne Low-Cost non Indonésienne qui couvre toute l'Asie. (Virginie, l'amie de Charles à Pékin, qui travaillait dans le domaine de la sécurité aérienne nous avait fait jurer de ne pas prendre de compagnie aérienne Indonésienne, toutes Black Listée par l'Union Européenne ). On a trouvé un vol miraculeux, de Jakarta à Penang, et pas cher avec ça! En trois heures nous couvrions la totalité de l'expédition explicitée ci dessus. Cela nous permettait d'envisager plus sereinement la suite du périple Indonésien.
Borodurur
Le Borobudur est un gigantesque temple bouddhiste mahâyâna, construit au IXe siècle. Le Borobudur est le plus grand monument bouddhiste au monde. Le site fut construit aux alentours de 800, mais abandonné vers 1100. Il fait à la fois office de stupa et de mandala, forme qui apparaît vue du ciel. De la même façon que les chrétiens ont leur chemin de croix, le Borobudur est censé guider sur le chemin de l'illumination. Depuis la fin de sa restauration en 1973, Borobudur est de nouveau un lieu de culte et de pèlerinage.
On a pris un bus au petit matin pour rejoindre le site. C'est absolument fabuleux et gigantesque. Cela entamait la série de temple boudhique que nous verrons à travers toute l'Asie du sud Est. Celui ci est un des plus beaux sites que l'on ai pu voir. Le Nirvana paraît si proche quand on gravit les 7 étages de ce monstre qui symbolisent les étapes de l'accession au Nirvana pour passer dans la prochaine vie sereinement. A cet instant Solenn et moi nous sommes réincarnés en photographes de sites dédiés au Boudha (ce qui est pas loin d'être une réalité par la suite au regard du nombre de temple que l'on aura photographié par la suite). Je tiens juste à rappeler qu'il y a au moins autant sinon plus de temples que d'église en France à travers toute l'Asie du sud est. La différence majeure étant que ces peuples asiatique sont infiniment plus pieux que nous en 2008. Les lieux de cultes n'étant pas relégués à un simple patrimoine architectural!
Bandung
Ville dévasté par je ne sais quelle crise économique. C'est un très gros centre de l'industrie textile Indonésienne. Regardez vos étiquettes, c'est souvent fabriqué par chez eux comme on dit. Deuxième particularité, c'est la seconde ville du monde de par son architecture Art déco (avènement du béton dans les années 20) après Miami. Troisième particularité, cette ville a accueilli la conférence des non alignés dans les sixties (pour ceux qui auraient oubliés de quoi il s'agit, c'est l'occasion de dépoussiérer votre vieux bouquin d'histoire de seconde). Quatrième particularité, l'alliance française diffuse TV5 sur écran géant, avez vous déjà vu un gros plan sur Julien Lepers sur un écran de 107 cm? Bah c'est pas brillant, ou plutot si, enfin. Sinon on remercie l'alliance française qui nous a permis de reconnecter avec le pays (on a squatté le courrier international et les dernière éditions du Point et de l'Express pour se remettre au jus). Sinon RAS, ville sans interêt, on rencontrera plus tard un frenchy qui y avait fait un stage, il confirmera. Les guides de voyage consacrent quelques pages à cette ville, à se demander si parfois ils font pas un peu de remplissage...
Bogor
Le marché de Bogor, un fabuleux merdier, ici les poissons séchés qui nous
paraissent immangeables mais que l'on retrouve dans pas mal de plats Indonésiens, a propose de cuisine, on mange trop bien là bas, une sauce aux noisettes épicées est notre favorite (mi goreng,
nasi goreng, gado gado), trop bon.
Après 24h dans l'envers du décor (Bandung), on a débarqué à Bogor, ville paumé avec le plus grand jardin botanique du monde. Pas mal, mais bon. On a ensuite pris le bus pour prendre notre avion vers Penang à l'aéroport de Jakarta. On a pas eu envie d'aller à Jakarta, grosse ville, pollution, pauvreté extrême côtoyant des tours géante à moitié terminée, minée quelles furent par la crise asiatique de 98. On avait pas la foi sur ce coup là. Donc bamos en Malaysia, Georgetown, Penang. Merci Air Asia. La démocratisation des airs ça a parfois du bon.
Libélulle "Biplan" (sont elles toutes Biplan?) en plein
boulot
Je crois qu'on a pas trop aimé Java. Trop complexe pour les transport, trop long et exténuant. Villes sans grand intérêt, pas vu les campagne car trop difficile d'y accéder (bus). On a pas eu le feeling alors que Lombok et Bali resteront dans nos mémoires. A refaire, je louerai une bagnolle avec une bonne assurance pour silloner le pays librement. Il est indéniable que celui ci regorge de belles choses à voir.
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